Le renouveau du Vernet
Le Vernet, écurie notoire de grands chefs, se déleste désormais des « Elysées » pour accueillir le jeune Laurent Poitevin, ancien second de Michel Del Burgo avant d’être devenu chef de l’Angle de Faubourg et de décrocher sa 1ère étoile; une technique maîtrisée, l’intransigeance de la mise en lumière du produit dans des assiettes généreuses et colorées; la Maison avec son menu déjeuner à 39€ (entrée-plat-plat dessert) à de quoi tailler la part belle aux solides concurrents du quartier.
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Hotel Vernet
25 rue Vernet 75008 PARIS
- Tel : +33 (0)1 44 31 98 00 – Fax : +33 (0)1 44 31 85 69
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Lire plusJean Sulpice (L’Oxalys) version Eté 2011
La cuisine de Jean est créative, légère, tonique, toute en fraîcheur, en subtilité et pleine de goût. Dans l’assiette on retrouve les Poissons de lac, les fromages régionaux, les plantes de montagnes, sa cuisine est subtile et pleine d’audace et cherche avant tout l’évidence.
Actualité :
Jean fêtera ses 10 ans à l’Oxalys avec Jacques Marcon, Sang Hoon Degeimbre, David Toutain, Jacques Génin, Christophe Aribert et Mauro Colagreco.
5 rencontres pour échanger, créer, inventer et partager autour d’une même idée : sublimer le produit.
Dîner du mercredi 14 décembre 2011 : Jacques Marcon – Chef au restaurant Régis et Jacques Marcon *** à Saint-Bonnet le Froid (Haute Loire) – www.regismarcon.fr
Dîner du lundi 16 janvier 2012 : Sang Hoon Degeimbre – Chef du restaurant l’Air du Temps ** à Noville-sur-Mehaigne (Namur – Belgique) – www.restaurantlairdutemps.be
Dîner du lundi 6 février 2012 : David Toutain – Chef de l’Agapé Substance à Paris (6ème) – www.agapesubstance.com.
Dîner du lundi 19 mars 2012 : Jacques Génin – Chef Pâtissier de La Chocolaterie à Paris (4ème) – 133, rue de Turenne & Christophe Aribert, Chef du restaurant Les Terrasses ** à Uriage (Isère) – www.grand-hotel-uriage.com
Dîner du lundi 3 avril 2012 : Mauro Colagreco, Chef du restaurant Mirazur * à Menton (Alpes Maritimes) – www.maurocolagreco.com
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Lire plusEmmanuel Renaut – Flocons de Sel
Technicien imparable, ses assiettes sont magnifiques en symbiose avec ses montagnes qui l’entourent. La cuisine d’Emmanuel Renaut est à son image : gourmande, colorée, surprenante, sobre, précise. Une cuisine de terroir harmonieuse dans la façon de fixer les saveurs issues des produits régionaux.
Rendez vous fixé à 5h30 au Flocons de Sel pour un café avant le départ, je découvre Emmanuel entrain de préparer le pain. 6h00 départ en voiture sur le lieu de la cueillette, au bout d’une heure trente, nous revenons avec plus de 12kg de cèpes. Ces derniers ne tarderont pas à se retrouver dans notre assiette, ils seront proposé en croute avec une farce au foie gras.
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Lire plusL’Agapé Substance par David Toutain
Il faut revenir en 2004 pour voir David Toutain sur CuisinerEnLigne, il était à l’époque l’un des 2nd de Marc Veyrat.
Après être passé par l’Ambroisie, l’Arpège, Veyrat, Mugaritz, Gagnaire et plus récemment chez Corton à New-York. A 30 ans il décide de poser ses valises à Paris, rue Mazarine.
Le concept est simple, une table d’hôtes de 26 places, une cuisine ouverte, une carte épurée, une cave ou l’on retrouve des vins naturels et organiques qui sont en parfait accord avec sa cuisine .
« Veau », « Œuf », «Merlan» pour les protéines, le végétal « Carotte », «courgettes » sans oublier l’influence de Marc Veyrat que l’on retrouve au travers des des herbes « berce sauvage », «Oxalys », « Reine des prêts », « Benoîte urbaine »… cela donne dans l’assiette :
Berce sauvage, gelée de yuzu, croustillant de riz et écume de berce ; Herbe à huître, épinard sauvage, émietté de tourteau et bouillon de crevettes grises,courgettes, carottes ; Lotte – Epeautre et reine des prés, Benoîte urbaine, Veau, Merlan, cerises, tout chocolat.
David a le sens du produit, la cuisson parfaite, le jeu des saveurs il devrait être très rapidement sur les traces de ses maîtres.
Au final, on en redemande et on se met à rêver d’une prochaine fois.
La pari semble réussi et devrait être the place to Eat de la rentrée.
3 menus pour le déjeuner avec 3 plats à 39 euros, 4 plats à 51 euros et la Carte Blanche à 65 euros,
3 menus pour le dîner avec 4 plats pour 51 euros, 5 plats pour 78 euros et la Carte Blanche à 99 euros
Ouvert du mardi au samedi, de 12h à 14h et de 20h à 22h.
Agapé Substance 66, rue Mazarine 75006 Paris
Tél.: 01 43 29 33 83
- Photo Thai Toutain
Ils en parlent : Le chef, Pudlo, yawye, sofoodsogood,Un café, l’addition, Coup de Fourchette, assiettesduchef, cookcooning, je veux être bonne
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Lire plusLa nouvelle maison de Marc Veyrat l’histoire se perpétue avec Yoann Conte
Week-end plannifié de longue date avec l’ami Sborgnanera, réservation effectuée chez Yoann conte, ancien de Marc Veyrat qui à repris il y a tout juste un an l’un des temples de la gastronomie française que le « savoyard », comme le surnomme affectueusement Paul Bocuse, avait décidé de transformer en appartements avant que Yoann ne reprenne l’affaire.
Yoann a eu dès la première année une étoile et 3 toques et, loin d’être satisfait, est en train de mettre les bouchées doubles pour à la fois stabiliser son équipe et ses process de fabrication. Son but : profiter de chaque avancée pour se remettre dans la créativité et l’évolution de sa cuisine.
Je laisse l’analyse de ce repas à Sborgnanera qui a bien voulu se remettre dans la peau d’un ancien inspecteur du Gault & Millau.
Mise en bouche :
j’aime bien le travail sur le mais, puis ensuite sur les petit pois avec la truffe d’été, joli départ bien coloré et bien assaisoné
1er plat : l’oeuf
comme marc veyrat est venu nous saluer (comme toutes les tables du restaurant), on n’a pas pu déguster ce plat avant son départ et on a perdu le petit croustillant et la texture de l’oeuf donc impossible de donner son avis
2eme plat : les raviolis
Waouh ! ca démarre super fort sur un jeu de texture, des associations qui deviennent évidentes comme cette betterave avec la framboise ou cette carotte avec un soupçon de poireau et de fenouil, génial en dosage et en intelligence
3eme plat : 1er service du foie gras
La réduction composée de clous de girofle et de cannelle est superbe, idem pour les petits point d’orange et d’origan, par contre cette réduction me parait un peu puissante pour un accord évident avec le foie gras mais cela vient sûrement du fait que Yoann a divisé la portion par deux car il a voulu nous faire gouter d’autres plats, donc pour que la magie fonctionne, il faut probablement plus de foie
4ème plat : 2ème service du foie gras
On sent bien la consistance dense du foie chaud, absolument pas écoeurant et bien mis en valeur avec la fraise : la rhubarbe passée au gastrovac garde tout son croquant et la pointe d’Oxalys acidulée relève bien l’ensemble
C’est un superbe sucré salé légèrement acidifié
5ème plat : huitre, pied de veau, betterave, caviar
Hummm que j’aime ça ! l’huître fonctionne a merveille avec ces mini cubes de pied de veau fondus et légèrement relevés avec des petites pointes ça et là d’une brunoise d’échalotes confites au vinaigre : même si l’expression est complètement galvaudée aujourd’hui, ça c’est un plat gourmand ou on plonge sa fourchette sans réfléchir, ou les éclats d’échalote agissent comme de mini électrochocs érectiles et ce contraste chaud froid avec la glace de betterave amène une attention encore plus soutenue à ce plat.
Par contre, même si je comprends l’idée de l’association terreuse entre le caviar d’aquitaine et la betterave, ca devient un poil trop intellectuel avec toutes ces couches, cette manière de manger le plat avec un ordre bien précis, et franchement, quelques grains posés directement sur la glace me sembleraient plus appropriés
6ème plat : anchois et fera fumé
Pour moi, c’est un plat graphique, un plat qui ferait vibrer n’importe quel lecteur de Thuries magasine mais pour moi, il ne se passe rien, tout est éclaté, les associations trop complexes a chercher et pas vraiment évidentes comme celle autour du piquillos
7ème plat : homard
Ô cette claque dans la tronche ! ce jus de sarriette est à tomber et l’alliance avec ce homard légèrement fumé aux écorces de sapin est juste magique, les 3 saveurs donnent beaucoup de longueur en bouche avec une attaque sur la sarriette qui laisse doucement la place à une alliance du fumé et du homard bleu breton, é-nor-me !
8 ème plat : langoustine
Alors que l’on récupère à peine du choc du homard qui nous laisse sans voix, Yoann conte décide de doubler son uppercut avec cette très grosse langoustine qui doit peser autour de 300 grammes, dont la cuisson est divine et l’assaisonnement avec une ultra mini brunoise de petits légumes croquants acidulés vient bien relever l’ensemble sans jamais prendre le dessus, franchement j’adore et là, on se dit que cette table n’en est qu’à ses débuts sans sa conquête des toques et des étoiles. Plat de très très grande classe.
9 ème plat : truite saumonée
Le jus de verveine est bien dosé, la truite fond grâce à une cuisson d’un autre monde : on est comme dans son lit sous la couette, rassuré par cette texture douce et cette mise en avant de la verveine un peu citronée
10 ème plat : fera
La féra a peu de goût, par contre, c’est d’une texture intéressante surtout quand on met du croquant autour comme cette pomme granny smith ou cette petite salade. Ici, ce qui est intéressant, c’est le trait de cette purée de céleri ou la vanille est très bien dosée, superbe alliance
11 ème plat : bouillabaisse du lac
J’ai beaucoup aimé ces petits poissons de lac que l’on ne connait jamais tous comme la lotte du léman ou la roussette : très beau jus, par contre, je comprends bien les petits cubes d’abondance et pour le coup, ça ne fond pas et c’est pas forcement nécessaire, à mon avis
12 ème plat : la timbale
Voila quasiment le seul plat ou yoann conte fait parler les muscles : c’est un plat inspiré du MOF qui permet de mettre en avant son savoir faire technique immense et de garder concentré son équipe qui lui demande toujours d’aller plus haut.
Bien sûr j’aime bien les écrevisses, le petit croquant amené par ces amandes torréfiées mais surtout, j’aime cette construction technique, cet esprit d’équipe qui transparaît dans ce plat
13 ème plat : rouget
C’était un des plats phare de ce début d’année mais là, il faut bien l’avouer, c’est la fin de la saison des chipirons, et surtout yoann a pris une telle dimension avec sa nouvelle carte que ce plat apparait déjà obsolète même si tout est bon dans l’assiette.
14 ème plat : polenta
Jolie polenta qui met en avant la truffe d’été : à mon avis, l’idée qui consiste à faire une sorte de pause entre les poissons et les viandes n’est pas forcement évidente compte tenu du nombre très important de plats
Par exemple, dans le menu à 121, j’aurai remplacé l’anchois par cette polenta que j’aurai placé entre le dernier poisson, la féra, et le première viande, le ris de veau
15 ème plat : canard
Le cannelloni est fondant grâce à l’ajout d’un peu de pied de porc dans la farce qui contient du canard confit génial en gout, très très beau plat
16 ème plat : ris de veau
Y’a eu débat autour de la table mais là, pour moi, on monte d’un cran : tout est épuré, pas d’espuma, juste une purée divine de petit pois et de génépi avec un coté graphique très à propos du lard d’arnad et du ris de veau croustillant
Il n’y a aucune crème, aucun impressionne de lourdeur, un petit coté musical avec ces différents croustillants, ces différentes textures, bref, vraiment top
17 ème plat : le lapin
Le râble est juteux et goutu, les petites côtelettes ne demandent qu’à être prises avec les doigts pour qu’il ne reste plus un seul millimètre de chair
La mélisse apporte une pointe réglissée, la réduction au citron confit est une évidence : putain que ce mec sait faire des sauces denses en gout !
18 ème plat : boeuf wagyu
Yoann nous propose ce plat en avant première : il est en train de le tester et est en plein réglage.
J’aime bien l’idée de saisonnalité dans la viande et surtout l’utilisation de morceaux pas forcement mis en avant dans la restauration comme ce morceau qui ne sort ni de l’entrecôte ni du filet : je trouve le jus réduit aux échalotes bien trop puissant pour que la viande garde un interet
Pêche pochée verveine, glace melisse muscade
Chamonix Mont Blanc Melba, et sa glace rhubarbe du jardin
Bilan :
C’est une très très grosse table avec un énorme potentiel, d’abord parce que Yoann conte a une démarche très ouverte, sûr de rien et comprenant les messages, étant persuadé d’être encore loin de son idée de ce que sera sa cuisine.
Il fonctionne par étape, comme un sportif qui se fixerait des challenges régulièrement : des challenges à court terme comme sur la création d’un plat, un objectif d’équipe autour d’un repas ou d’une prestation, et des objectifs à moyen terme comme une meilleure gestion de son équipe, de son équilibre personnel qui va bien évidement influer sur ses futures cartes.
On le sent bien à travers sa cuisine : c’est là qu’il exprime le mieux sa philosophie de vie, son respect de la terre et de ce qu’elle nous donne. Pourquoi ne pas mettre en avant les petits poissons du lac alors que la cohorte de russes suisses lui demande des turbots épais comme le bras ? Tout simplement parce qu’un jour, ce type de turbot n’existera plus et que sa cuisine n’a pas a cautionner se genre de comportement, et s’il le faisait, il se renierait et sa cuisine s’en ressentirait.
C’est un grand affectif je vous dis ! rien qu’à voir le calme de ses équipes pendant le coup de feu, son envie poignante de mettre en avant la montagne et toutes ces plantes qui le ressourcent, on voit tout de suite celui qui mène les troupes par l’exemple du travail bien fait, par l’exigence extrême qu’il s’impose et que forcement il demande en retour à chacune des personnes qui travaille dans l’établissement.
Cette maison est en plus pétrie d’une histoire ou flotte une âme qu’à longtemps symbolisé l’homme au chapeau qui se met en retrait derrière celui qu’il décrit comme un gars qui était exactement comme lui au même âge, un passionné qui donne tout.
La cuisine de yoann conte me fait penser aux débuts de jean sulpice ou de christophe aribert, une cuisine à la fois très belle et simple dans le visuel, ramassée, et méchamment goutue, intelligente dans les associations et, en la décortiquant de près, hyper technique et bourrée de travail.
Le homard et la langoustine sont les plats d’un autre monde qu’à l’époque ou j’étais au gault j’aurai notés 19/20 sans problème : il faut absolument faire cette table, pas simplement parce que c’est bon et que l’endroit est magique, mais parce que vous aurez l’impression de voir naitre devant vos yeux un immense cuisinier.
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Lire plusCyril Lignac, chronique d’une notoriété méritée!
Concours de circonstances ? Un 15 ème papier sur ce blog qui tombe sur la maison mère du chef le plus médiatique de ces dix dernières années…
Il fut un temps, encore très frais, où l’on ne pouvait plus courir les rayons cuisine d’un grand magasin sans voir la faconde réjouie de ce jeune chef : vantant une marque de casseroles anti adhésives, souriant en première de couv’ d’un nombre incalculable d’ouvrages, répondant avec gentillesse et disponibilité aux interviews de la presse. Cyril L était arrivé, tel le messie !
Il faut dire que le jeune homme a tout pour agacer. Il est jeune, télégénique, il bouge il parle vite, a son franc parler, il rue dans le traditionalisme culinaire, bouleverse les codes, son accent rend hommage au terroir et excuse son côté « beau gosse en cuisine » ; et oui à l’époque le chef doit être rond et rassurant, rougeaud car en souffrance, celle de l’application, de l’intransigeance. Et puis surtout on s’interroge ? Qui est cet OVNI ? D’où sort-il ? A-t-il une vraie légitimité ? M6 a-t-il cherché à tout prix un ersatz de Jamie Oliver pour tenter de dépoussiérer une passion grandissante chez les français ?
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Lire plusLe Conte est bon à L’Éridan
Voici un nom qui ne devrait plus rester anonyme et sur qui il faudra compter dans la région de Savoie : Yoann Conte, 35 ans, qui s’est lancé dans un pari fou en tentant de faire revivre, à Veyrier-du-Lac, l’Éridan de Marc Veyrat.
Qui est Yoann Conte :
il passe par plusieurs grandes maisons (Didier Oudil, Laurent Petit, Pierre Carrier, Thierry Marx) avant de devenir le chef de la table du Mont Blanc à Chamonix. Installé depuis Mai 2010 dans les cuisines de l’Eridan, il se devait de marcher dans l’ombre de l’homme au chapeau, tout en imposant son style et en remettant au goût du jour quelques grands classiques de Marc Veyrat (ses raviolis,ses petits pots, le suivi au niveau des herbes). Il y a comme une pointe de Veyrat a ses début mais surtout il y a l’essentiel c’est a dire le produit.
Avec des menus compris entre 84€ , 118€ et 138€, le ton est donné, redorer l’image de L’Eridan et lui redonner son ramage et décrochant rapidement les étoiles et surtout retrouver une clientèle fidèle.

Filet de rouget sans arêtes
« feu d’enfer » chipirons

Mélange incongru mais tellement bon
huitres, pied de veau, caviar, betterave
13, vieille route des pensières
74290 Veyrier du Lac
Tel. +33 (0)4 50 09 97 49.
Fax. +33 (0)4 50 09 86 19 …
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Lire plusPatrice Gelbart au Verre Volé: L’interim à la sauce albigeoise !
C’est en effet désormais au bord du Canal Saint Martin qu’officie ce jeune chef exigeant dans une cuisine microscopique, le détail a son importance
Mais au fait Patrice, pourquoi le Verre Volé ? Exercice de style ? Excitation du challenge ? Tentation de s’essayer à la vie parisienne ? Plutôt l’occasion qui fait le larron et les rencontres… comme envie de poser ses couteaux quelques mois, le temps de remonter une affaire, dans la ville rose de préférence, mais l’homme n’est pas sectaire…
Carte simple, un genre de bistrotitude qui sied parfaitement aux lieux. Marrant pour un bar à vin, viandes et poissons se partagent le gâteau ; coquillages et crustacés sans la plage abandonnée (le restau est complet ) on grignote des pousse-pieds gentiment avant de poursuivre sur des couteaux (légèrement acidulés au yuzu) ou encore un maigre en bouillon thaï (juste dans son assaisonnement) ; le rouget est quand à lui préparé « en portefeuille », incisé par le haut tous filets ouverts comme une « raie » au milieu : poisson juste cuit, presque rosé, on aime ou on râle, mais c’est comme ça qu’il la veut Patrice sa cuisson !
Vous prendrez bien un p’tit riz au lait M’ssieurs dames avant de partir ? Mais évidemment ! Au fait l’addition ? Sage et réglo si vous mettez le pied sur le frein du jaja parce, comme d’habitude, c’est là que se fait la sortie de route. Sinon concernant les plats, tout est sous contrôle.
Michel Bras est parti comme il est arrivé, sans faire de bruit et Patrice s’extirpe de sa cuisine miniature, tout en tension, en intransigeance, il sait ou il va, droit devant, et nous on sait qu’on y retournera !
75010 Paris
01 48 03 17 34
Texte : Laurène B.
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Lire plusIcho, kezako? Un izakaya!
Passez la porte et appropriez vous la maison, je traduis, faîtes connaissance avec le maître des lieux…
Aroun Tanovan est laotien, quel rapport avec le Japon me direz-vous ? Eh bien c’est que l’homme a eu plusieurs vies qui l’ont mené au Japon avant de poser ses valises à Paris, étant jusqu’il y a encore peu le chef de Yoghi Yamamoto.
Devant nous Aroun coupe, tranche, rie, parle – l’homme n’est pas très farouche- sa dextérité fait mouche, ça vole dans tous les sens, et les assiettes assemblées à vitesse grand V commencent à éveiller les nôtres !
Chez Icho on ne vient pas vraiment pour savoir à l’avance ce qu’on va manger, certes on peut commander les traditionnels sushis au thon ou au saumon mais au fond pour quoi faire ?
L’idée c’est ici de laisser faire Aroun au gré de son caractère (et Dieu sait qu’il n’en manque pas !), car au fond il fait ce qu’il veut et s’en amuse, et de se laisser guider : du cru, des makis aux crevettes frites, des sashimis avec des assaisonnements subtilement relevés, tiens de l’oursin ? Pour les plus curieux des californiens de saumon à la fraise (on passera sur la saisonnalité, je vois déjà les commentaires, disons que l’association fonctionne bien) ; On peut aussi s’attaquer les légumes (de saison pour le coup !) en version tempura, délicats petits beignets traditionnels du pays du soleil levant.
On pique, on repique, les poissons sont superbes, Aroun met de l’ambiance ; en clair, on passe un bon moment et tient ! On va même être à l’heure à la séance du MK2 Bastille !
Ah oui on allait presque oublier de vous dire que chez Icho il y avait une carte des vins, une vraie et pas des moindres car élaborée par Thierry Desseauve, du tandem des Papes de la presse du vin.
Le conseil : Izakaya ça veut dire Bar, donc essayez de manger au bar pour échanger avec le chef, vous ne serez pas déçu et son rire raisonnera encore quelques heures dans votre tête
On a aimé parce que c’est simple efficace, sans prétention, c’est même bon et surtout, le chef est très attachant ! La combinaison gagnante du chouette restau de quartier et mine de rien ce n’est pas toujours facile à trouver…
Alors n’attendez plus go go go chez Icho !
Ils en parlent : François Simon, FRG,
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Lire plusAlors Saturne ?
Impossible de passer à coté du Buzz qui s’est fait autour de la mise en orbite de Saturne, un nouveau restaurant ou l’on retrouve les deux compères Sven Chartier et Ewen Lemoigne que nous avions découvert chez Racines.
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Lire plusInterview de Alain Pégouret chef du Laurent
Le Laurent c’est une table dans les jardins des Champs-Elysées lieu de rencontre de la classe politique et des hommes d’affaires. Dans un luxueux décor Empire Laurent Pégouret arrivé en février 2001, élève de Joël de Robuchon,ancien second de Christian Constant, comble la clientèle exigeante et élégante habituée de la maison. Sa cuisine est d’une délicieuse inventivite, raffinée et peaufinée à souhait. Il conçoit ses plats comme des tableaux et apporte un attention particulière au dressage de ses plats.
En me rendant au Laurent,on m’avait prévenu » il faut que tu goutes son araignée de mer en gelée et crème de fenouil » un plat élégant, tout en finesse et mordant a souhait ou la chaire d’araignée est parfaitement mis en valeur. Mais j’ai également été touché par sa Palette de légumes raves relevés d’huiles aromatiques et épicées, sa Noix de Saint-Jacques légèrement blondies et servies dans un consommé clair, pleurotes et borage, son Lièvre à la « Royale » cuisiné selon la recette du sénateur Couteau,râble rôti, « fusilli » pour la sauce et par lea Rencontre acidulée entre le yuzu et le chocolat.
La cuisine d’Alain c’est de la grande cuisine classique avec des touches de modernisme sans pour autant perturber cette clientèle. Au fil du temps Alain Pégouret a su imposer son style et fêtera en février 2011 ses 10 ans de maison.
Fermé samedi midi et dimanche.
LE LAURENT – 41 avenue Gabriel – 75008 Paris – Tel. : +33 (0)1 42 25 00 39 – Fax : +33 (0)1 45 62 45 21
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Lire plusDéjeuner au Pré Catelan avec Fréderic Anton
Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de pouvoir déjeuner en cuisine au Pré Catelan en compagnie de Frédéric Anton, voici la vidéo de ce déjeuner.
Qui est il?
En 1999, il y obtient deux étoiles au Guide Michelin, et devient Meilleur Ouvrier de France en 2000. En 2007, il décroche une 3ème étoile, devenant à 41 ans, l’un des plus jeunes chefs 3 étoiles en France. En 2010,vous l’avez sans doute vu dans Masterchef puisqu’il fait parti du jury du concours culinaire diffusé sur TF1.
Goût et simplicité
Quand Frédéric Anton parle de sa cuisine, tout y est simple (en apparence), avec ce constant équilibre entre des plats de tradition et une inventivité permanente dans les techniques et les associations. On y retrouve une variation autour de la tomate: une simple cœur de bœuf, une filet d’huile aromatisé à la vanille (et le produit se retrouve sublimé) accompagnée d’une tomate Mozzarela déstructurée (gelée réalisé avec le jus de tomate centrifugé puis collé , des pointes de mozzarella, de tomate et de basilic) aucun artifice, juste de la technique, de la créativité et l’émotion est la, intacte et gravée à votre palais à jamais.
Le Pré Catelan, route de Suresnes, Paris XVIe. Tél. : 01 44 14 41 14.
Déjeuner à 85 € (2 entrées, 2 plats, 2 desserts). Menu d’Anton à 240 €. Menu du Pré Catelan à 260 €.
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