Jean-François Piège revient sur sa régle du (J)eu
Sa culture générale et son savoir faire technique ont permis à Jean-François Piège d’écrire son histoire à ses propres pianos.
A tout juste 40 ans, il tourne la page des « brigades » afin d’exprimer sa passion dans un lieu de vie. Son lieu de vie. A l’image d’un élégant cocoon.
Jean-François est en effet propriétaire à 50% de l’hôtel Thoumieux avec son ami Thierry Costes.
Retour sur sa proposition et sa nouvelle philosophie ou rien n’est laissé au hasard pour le plus grand plaisir des clients qui se prêtent bien volontiers à sa règle du (j)eu.
En recevant « comme à la maison », Jean François Piège revisite les codes de la gastronomie. Première surprise : les tables ne sont pas dressées à l’arrivée du client. « C’est un message un peu symbolique : rien n’est figé.» Autre étonnement : c’est par une petite enveloppe verte, fermée par un joli cordon, que Jean-François nous dévoile ce qu’il a appelé la « Règle du jeu » : cinq produits au choix, à chaque produit correspond un plat, agrémenté selon le marché et l’humeur.
L’addition se fait en fonction du nombre de produits choisis : 1 plat 70 euros, 2 plats 90 euros, 3 plats 115 euros. Fromage et dessert inclus.

Interview réalisée pour le Magazine lechef.com
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Lire plusDernières infos Michelin 2011
A 1 semaine de la sortie du guide, je vous confirme les informations suivantes :
- Contrairement à l’article publié par François Simon sur les 3 favoris du michelin 2011, il n’y aura pas de promus 3 étoiles cette année.
3 étoiles : Aucun
2 étoiles : Bruno Oger, Jean-François Piège et Joël Robuchon
Espoir 2 étoiles: Mille, Conte, Putelat, Viera
1 étoile : Simonin, Lignac (lire notre note)
Jacques Decoret reste a une étoile
Des mises à jours se feront tout au long de cette semaine.
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Lire plusLa règle du je(u) de Jean-François Piège
Tout se passe au 79 de la rue Saint-Dominique, quelques clients empruntent une porte dérobée pour accéder au restaurant se trouvant au 1er étage. À gauche, le bar de quelques places, à droite, la salle à manger typée années 1950, dans les tons beige et vert d’eau, décorée par l’architecte d’intérieur India Mahdavi. Une fois assis, le jeu se met en scène, la table se dresse, le menu est présenté. Voila c’est fait, je suis installé dans le restau appartement de Jean-François Piège. Ouvert depuis peu pour le déjeuner, je découvre la règle du je(u) de ce 13 janvier 2011.
Noix de saint-jacques de plongée
Bar de ligne
Boeuf d’ici ou d’ailleurs
Ris de veau
Avec les grignotages, les fromages de Xavier et les gourmandises. La règle du dej est à 85 € (2 ingrédients) et la règle du je(u) est à 70 € avec 1 ingrédient, 90 € avec 2 ingrédients et 115 € avec 3 ingrédients.
Je me laisse guider par le chef qui propose: la Saint-Jacques, la langoustine, le bœuf et le ris de veau.
Ce Piège 2011 est sans doute la révélation de ce début d’année. Je découvre un autre style, plus personnel, plus détendu, qui n’hésite pas à conseiller ses hôtes et même à les raccompagner en fin de repas. Nous ne sommes plus au restaurant, mais chez Jean-François qui nous fait partager son je(u) et ses règles.
Je ne peux que vous encourager à vous laisser prendre à son je(u) du midi avant que vous ne soyez obligé de prendre rendez vous.
Il y a ceux qui ont aimé Rod N Roll, Yawye, Pudlo et ceux qui racontent leurs histoires François Simon, François-Régis Gaudry , à vous de vous faire votre opinion.
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Lire plusTeasing Topchef 2011
Le lundi 31 janvier 2011, en première et en deuxième partie de soirée, Top Chef 2011 arrive sur M6. Ghislaine Arabian, Christian Constant, Thierry Marx et Jean-François Piège ont resigné pour cette saison supplémentaire.
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Lire plusLes Ambassadeurs 2010 : « Hache & les 4 Fantastiques »…
En janvier, la presse spécialisée s’est affolée, inquiétée ou enthousiasmée de l’arrivée à la tête des Ambassadeurs d’un jeune talent ; Christopher Hache, originaire de la région parisienne (c’est assez rare pour être souligné) dont le pedigree, tour à tour sous les ordres d’Alain Senderens, Eric Fréchon, puis dernièrement de Frédéric Robert, lui a permis de se voir confier les commandes du navire à seulement 28 ans….
Chacun y va alors de son mot, une chose est sûre, le jeune Christopher est attendu au tournant…
La France a cela de rétrograde, elle ne cesse de revendiquer l’adage que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures.
Mercredi 28 avril nous tentons l’expérience, aguichés par ce qu’il nous avait été donné d’apercevoir lors de la soirée presse du 21 avril et que nous avions trouvé prometteur.
Le décor reste rutilant mais avec quelques détails par ci-par là qui sont venus alléger les fastes des lieux : les tons sont désormais taupe et blanc épuré, la vaisselle a changé, les compositions florales aussi (Dieu merci !), les lustres sont désormais revêtus de petits chapeaux afin de conférer à la salle un côté plus chaleureux, le personnel est souriant, presque détendu, mais que s’est –il passé ?
C’est Pierre Jung, ancien disciple de la salle arts-déco du Senderens qui a repris la direction du restaurant de la place de la Concorde ; On sent que ces changements sont le reflet d’un vrai travail d’équipe entre la salle et la cuisine, une fois n’est pas coutume…
La carte est courte mais efficace, un déjeuner en semaine à 68€, qui retiendra notre attention, un menu dégustation à 140€ et la toujours spectaculaire carte des vins commentée par David Biraud, qui vient de terminer sur la troisième marche du « Meilleur sommelier au Monde ».
En lieu et place du réputé « plateau télé » de JFP, on retrouve désormais un amuse-bouche étudié en fonction du choix de votre apéritif, démarche originale et sympathique, notre Laurent Perrier brut rosé (magnum) se dégustera donc sur un saumon fumé bio-pois gourmands-crème citronnée, joli basique mais rafraîchissant (aujourd’hui le thermomètre parisien a pris des accents de cannebière…)
Les entrées :
• Tourteau cuit en court bouillon –en gelée avocat et pamplemousse d’une belle fraîcheur et à l’identité préservée de chacun des produits qui ne sont pas noyés dans la gelée, accompagnée de son pain grillé et son bonbon de beurre ciboulette, bercé par un verre de Sancerre blanc 2007 de chez Vincent Pinard, sur le fruit.
• Le foie gras de canard mi cuit à l’ananas, un foie laqué, brillant, au mariage exotique intéressant, d’une belle onctuosité et où le mariage sucré-salé conforte cette douceur en bouche ; Jolie découverte, sur un élégant Crozes-Hermitage Blanc du Domaines des Rémizières 2008, fin et nerveux pour contrecarrer la suavité du plat…
La suite se laisse découvrir sous un enthousiasme non dissimulé, car pour le moment, nous nous sentons sereins et nous naviguons en confiance…
• Langoustine rôtie, fenouil croquant, jus corsé au yuzu, belle cuisson, justesse dans l’assaisonnement, la langoustine n’est pas écrasée par le fenouil qui a gardé sa fraîcheur, elle est savamment caressée par la pointe d’acidité de l’agrume asiatique, le jus est délicat, pas de retenue, on sauce !

• Saint-Pierre doré à la poêle-carottes en tagliatelles-gingembre-coco, moderne et dépaysant avec toujours ce joli équilibre entre le trop et le trop peu, somme toute le juste…

• Canard rôti, étuvée de navets primeurs, simple mais joliment maîtrisé et d’une proportion appréciable, comme il est agréable d’avoir le sentiment d’une assiette copieuse…il est accompagné de son Gigondas, (nous descendons désormais la vallée du Rhône) du Château de Saint Cosme 2006 « le Poste ».
Plateau de fromage pour les plus coriaces, facturé quand même 22 €…
Et le ballet des desserts fait son entrée, sous la direction du chef pâtissier, Jérôme Chaucresse, et dont les effets visuels fonctionnent toujours autant, nos yeux émerveillés peuvent encore en attester:

• Riz à l’impératrice accompagnée de gelée de fraise, noix de coco glacée

• Brownies en crémeux au chocolat « Alapco » glace caramel au beurre salé

• Finger chocolait-glace à la banane-croustillant noisette et mousse « Jivara »

• Ile flottante dans un gaspacho ananas, mangue et passion

• Verveine en vacherin et fraises des bois (le « classique maison » revisité !)
Beaux et délicats à la fois, ces desserts s’inscrivent dans la légèreté sans passer sur la notion de plaisir, ce qui nous évite de terminer sur une sensation de trop plein où le sucre emmènerait la bouche pour ne plus la quitter.
En résumé, nous passons le tourniquet enjoués, avec le sentiment heureux de ne pas nous être ennuyés à table et sans s’être constamment sentis observés ; l’ambiance plus détendue se propage sur le bien-être immédiat des convives. Les fans de JFP (dont nous faisons partie depuis la première heure) ne viendront pas retenter les Ambassadeurs pour y rechercher la technicité et la perfection légendaire de celui-ci, mais pour découvrir l’humilité d’une cuisine pleine de fraîcheur de modernité, bien construite et emprunte d’une certaine féminité (la cuisine est constituée de 50% de femmes, si ce n’est pas moderne ça ?).
On dira ce que l’on veut de la cuisine de Christopher Hache, nous lui avons trouvé la réponse à cette question simple mais néanmoins compliquée qu’est le « mais qu’attendons nous d’un gastro ? » de la GOURMANDISE ! Et pour notre part le contrat est rempli et nous donnera envie de suivre la créativité de ce jeune chef qui fera sans doute beaucoup parler de lui.
Les paris sont ouverts, le coup de Hache a fonctionné !
Laurène B. & Stéphane R.
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